Le portefeuille de l’État actionnaire atteint aujourd’hui une valeur estimée à plus de 209 milliards d’euros, confirmant le poids stratégiq...
Le portefeuille de l’État actionnaire atteint aujourd’hui une valeur estimée à plus de 209 milliards d’euros, confirmant le poids stratégique de l’Agence des participations de l’État (APE) dans l’économie française.
Au fil des années, ce portefeuille s’est recentré autour de secteurs considérés comme essentiels à la souveraineté économique, industrielle et technologique de la France. L’aéronautique et la défense en constituent désormais le cœur, avec des participations majeures dans Airbus, Safran et Thales. À elles seules, ces activités représentent plus de 60 % de la valeur des participations cotées de l’État.
Le secteur des transports conserve également une place importante, notamment à travers Aéroports de Paris et Air France-KLM, tandis que les télécommunications et les infrastructures stratégiques montent en puissance. L’exemple le plus marquant reste l’entrée récente de l’État au capital de Alcatel Submarine Networks, spécialiste des câbles sous-marins, considéré comme un actif clé pour la souveraineté numérique européenne.
L’APE gère aujourd’hui près de 87 entreprises dans des domaines allant de l’énergie aux infrastructures, en passant par la défense, les transports, les télécommunications et l’audiovisuel. Cette stratégie reflète une évolution du rôle de l’État actionnaire : moins centré sur la simple détention de participations historiques, davantage orienté vers la protection d’actifs jugés critiques dans un contexte de tensions géopolitiques, de réindustrialisation et de compétition technologique mondiale.
Le poids croissant des secteurs aéronautique et défense illustre aussi la place centrale prise par les enjeux de souveraineté et de sécurité dans les choix d’investissement publics. Les bonnes performances boursières d’Airbus, Safran ou Thales ont fortement contribué à la valorisation du portefeuille ces dernières années.

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